Mentorat

Mentor, coach, consultant : qui fait quoi ?

Les termes mentorat, coaching et consultation sont souvent utilisés comme synonymes. Pourtant, ils sont très différents l’un de l’autre tant dans leur philosophie d’intervention que dans les objectifs poursuivis.

Mentorat : Les objectifs du mentorat sont axés sur le développement de la personne en affaires. Le savoir-être est donc mis à l’avant-plan. Il s’agit d’une relation bidirectionnelle dans laquelle mentor et mentoré échangent sur leurs expériences et réfléchissent ensemble. Le mentor peut aussi confronter sainement le mentoré et stimuler sa capacité d’autocritique. Le mentor est un généraliste qui donne bénévolement de son temps pour accompagner un mentoré.

Coaching : Les objectifs sont axés sur la performance et surtout le savoir-faire. Un coach établit avec l’entrepreneur les compétences sur lesquelles ils travailleront ensemble. La relation est du type unidirectionnel dans laquelle le coach transmet ses connaissances. Le coach est un spécialiste rémunéré pour son travail.

Consultation : Les objectifs sont axés majoritairement sur le savoir et le savoir-faire. Le consultant analyse une situation précise ou l’état global de l’entreprise et recommande des solutions pour atteindre les objectifs définis par son client. Il a une expertise dans un domaine spécifique. Le consultant est rémunéré pour son travail.

Tous ont des codes d’éthique et de déontologie, ainsi que des clauses de confidentialité.

En résumé :

Le coach développe une compétence spécifique

Le consultant recommande

Le mentor accompagne et motive

Le mentorat d’affaires : fausses croyances

Le mentorat d’affaires est de plus en plus populaire. Cependant, il demeure méconnu. Voici quelques mythes à son sujet.

Le mentorat, c’est pour les nouveaux entrepreneurs ou pour les jeunes en démarrage.

FAUX. Il y a trois types de mentorés : ceux qui se lancent en affaires, pour une première fois ou non ; ceux dont l’entreprise est en développement ; et ceux qui sont en processus de transfert d’entreprise (cédants ou repreneurs).

Ces quatre dernières années, en Chaudière-Appalaches, 56 % des mentorés étaient à la tête d’une entreprise en démarrage, 34 % géraient une entreprise en croissance et 10 % des entrepreneurs ayant fait appel à un mentor étaient dans un processus de transfert. Toujours sur cette même période, on voit une augmentation significative du nombre de mentorés gérant une croissance ou vivant un transfert d’entreprise. Actuellement, en Chaudière-Appalaches, les entreprises en démarrage ne représentent que la moitié des entreprises mentorées.

Le mentorat, c’est pour les entreprises en difficulté.

FAUX. Le mentorat n’est pas un remède àune entreprise en difficulténi réservéàun entrepreneur incompétent. Il n’est pas un signe de faiblesse entrepreneuriale. Le mentorat est une valeur ajoutée pour un dirigeant d’entreprise. Il lui permet entre autres de briser l’isolement et de porter un regard extérieur sur son entreprise afin de trouver des façons de faire plus efficientes, des solutions àses besoins, etc.

Le mentorat demande trop de temps.

FAUX. Les rencontres entre un mentor et un mentoré sont d’une durée d’environ une ou deux heures par mois. C’est le mentor et le mentoré qui décident du moment opportun pour leurs rencontres, en tenant compte de leur horaire respectif. Cette heure permet souvent le recul nécessaire pour trouver plus rapidement des pistes de solutions aux défis qui se posent, ce qui se traduit, au bout du compte, par un gain de temps.

Les mentors sont exclusivement des gens diplômés et à la tête de grandes entreprises.

FAUX. Le mentor guide le mentoré dans le savoir-être. C’est son expérience d’entrepreneur qu’il partage, autant ses succès que ses coups durs. Basée sur l’échange, la relation mentor et mentoré se veut un accompagnement dans lequel le mentoré peut discuter et réfléchir avec quelqu’un qui a vécu, à sa façon, les défis auxquels il fait face.

Les mentors sont uniquement des entrepreneurs retraités.

FAUX. En Chaudière-Appalaches, 55 % des mentors sont toujours actifs à temps complet alors que 15 % le sont à temps partiel. C’est donc seulement 30 % des mentors qui sont retraités. L’âge des mentors vient également donner tort à cette croyance : 65 % d’entre eux ont moins de 60 ans.

Le mentorat est un bénéfice.

VRAI. Le mentorat permet au mentoré de se sentir moins seul au sommet ; de partager ses défis, grands ou petits, avec quelqu’un qui comprend ce qu’est un entrepreneur ; d’être encouragé et stimulé vers la recherche de solutions efficientes et le développement de son entreprise.