Bref portrait de l’entrepreneuriat féminin…

L’entrepreneuriat féminin est un sujet d’étude encore trop récent et, par conséquent, peu documenté. Malgré tout, on peut estimer que les femmes entrepreneures constituent près de 33 1/3 % de la population des entrepreneurs au Québec. L’entrepreneuriat a-t-il un sexe ? Y a-t-il des différences entre un homme et une femme d’affaires ?

Dans le Guide d’accompagnement des femmes entrepreneures publié par les CLD de la Capitale Nationale, on peut apprendre que les femmes entrepreneures créent généralement des entreprises de petite taille et sont davantage concentrées dans le secteur des services.

Leurs motivations pour se lancer en affaires sont-elles différentes de celles des hommes ? En 2007, une étude de Richer et St-Cyr permettait d’affirmer que “25 % des entrepreneures québécoises mentionnent la conciliation travail-famille comme une motivation étant à l’origine de leur cheminement entrepreneurial.”

Chose certaine, les femmes définissent le succès autrement. Leur définition refère à des facteurs beaucoup plus intrinsèques, tels que la persévérance, le maintien d’un équilibre et l’épanouissement personnel. Lorsqu’elles invoquent des motivations extérieures, “faire de l’argent” n’est pas tu tout en tête de liste. La satisfaction de la clientèle et la viabilité de l’entreprise se positionnelle bien avant (extrait du Guide d’accompagnement des femmes entrepreneures).

Les soupers femmes entrepreneures dans Lotbinière...

Des soupers “Femmes entrepreneures” sont organisés depuis plus de 12 ans maintenant, à raison de deux soupers par année, l’un au printemps et l’autre à l’automne. Les soupers regroupent entre 30 et 60 femmes lors des soupers locaux, et plus de 100 femmes lors des soupers régionaux.

L’objectif des soupers est bien simple : offrir aux femmes entrepreneures une occasion d’échanger entre elles sur le métier d’entrepreneure, de réseauter et de s’informer, sans aucune prétention, dans une ambiance relaxe et chaleureuse. Diverses thématiques ont été abordées au cours des années : des témoignages, la conciliation travail-famille, l’image de l’entreprise, les styles de leadership avec les personnages de Tintin et Milou et les médias sociaux. Sans oublier des thèmes plus loufoques comme le yoga du rire et des plus dynamiques, comme celui de la conférence de Mme Isabelle Fontaine.

Le comité 2014 de Femmes entrepreneures de Lotbinière est composé de cinq femmes entrepreneures et de quatre représentantes d’organisme :

  • Danielle Nadeau, Service de design, Saint-Patrice-de-Beaurivage
  • Julie Laroche, photographe, Saint-Flavien
  • Lucie Lyonnais, Cuisiconcept, Saint-Apollinaire
  • Karine Drolet, La Chocolaterie Eau de rose, Sainte-Croix
  • Cindy Turgeon, Équipement de ferme Turgeon, Saint-Narcisse-de-Beaurivage
  • Danielle Sarrazin, Chambre de commerce de Lotbinière
  • Martine Turgeon, Centre-Femmes Lotbinière
  • Laurence Montreuil, SADC de Lotbinière
  • Nancy Gélinas, CLD de Lotbinière
transfert d'entreprise

Le transfert d’entreprise en chiffre

Depuis plusieurs années, le sujet revient périodiquement dans les journaux : La problématique de la relève d’entreprise au Québec. On peut aborder le sujet sous plusieurs angles, que ce soit le financement, la préparation du cédant, l’accompagnement, les aspects légaux/fiscaux ou, encore, le manque de releveurs. Plusieurs intervenants socio-économiques tentent de sonner l’alarme et essayent, par tous les moyens, d’être des agents provocateurs de changement. Malgré tout, les statistiques sont toujours inquiétantes.

Petit glossaire

DU TRANSFERT D’ENTREPRISE

Cédant : c’est l’entrepreneur, le propriétaire de l’entreprise ou encore l’actionnaire majoritaire. Il désire passer le flambeau à une relève pour que son entreprise puisse continuer ses opérations.

Le repreneur ou le releveur : c’est celui ou celle qui assurera la continuité de l’entreprise. À sa manière, selon son profil d’expérience et de connaissances; cela amène souvent une vision et des stratégies différentes.

LES TYPES DE RELÈVE

Familiale : releveur qui provient de la famille immédiate du cédant, qu’il travaille déjà dans l’entreprise ou non.

Interne : releveur qui provient du personnel déjà à l’emploi dans l’entreprise.

Externe : releveur qui ne connaît pas l’entreprise et dont le processus de relève pourrait parfois être associé à une transaction pure de vente/achat.

Source : Fondation de l’entrepreneurship

 

Encore en novembre dernier, le journal La Presse publiait un portfolio sur le transfert d’entreprise et dévoilait les résultats d’un sondage exclusif auprès des PME. Voici quelques statistiques tirées de l’article :

  • 57 % des entrepreneurs se sentent mal informés sur le processus et les modalités de transfert;
  • 75 % des répondants disent appréhender la complexité administrative et juridique;
  • 74 % croient qu’ils auront de la difficulté à trouver les outils financiers;
  • 58 % affirment qu’ils auront des difficultés psychologiques à se séparer de leur entreprise;
  • 40 % des dirigeants sondés croient qu’ils auront besoin de moins d’un an pour préparer leur transfert.

Source : Crop-RCGT

La Fondation de l’entrepreneurship et la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante ont, elles aussi, leurs statistiques :

  • Plus de 50 % des propriétaires de PME n’ont pas de plan de relève formel;
  • Plus de 50 % des cédants potentiels n’ont pas identifié de relève;
  • Un déficit de 38 000 releveurs est prévu d’ici 2020 au Québec;
  • Seulement le tiers des PME survivent à la première génération de repreneurs et 10 % à la deuxième.

QUI DEVRAIT SE SENTIR CONCERNÉ ? QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES SUR NOTRE ÉCONOMIE ?

L’État, les intervenants socio-économiques, les banquiers, les comptables, les entrepreneurs-cédants eux-mêmes, tous ont avantage à décloisonner leurs champs d’intervention et à devenir des agents facilitateurs.

Dans une MRC comme la nôtre, même les maires de chacune des municipalités devraient se sentier concernés. Il ne faut pas banaliser la problématique. Il faut éviter de mettre en péril des entreprises, des emplois et par conséquent, la vitalité économique de nos municipalités.

 

Mentor, coach, consultant : qui fait quoi ?

Les termes mentorat, coaching et consultation sont souvent utilisés comme synonymes. Pourtant, ils sont très différents l’un de l’autre tant dans leur philosophie d’intervention que dans les objectifs poursuivis.

Mentorat : Les objectifs du mentorat sont axés sur le développement de la personne en affaires. Le savoir-être est donc mis à l’avant-plan. Il s’agit d’une relation bidirectionnelle dans laquelle mentor et mentoré échangent sur leurs expériences et réfléchissent ensemble. Le mentor peut aussi confronter sainement le mentoré et stimuler sa capacité d’autocritique. Le mentor est un généraliste qui donne bénévolement de son temps pour accompagner un mentoré.

Coaching : Les objectifs sont axés sur la performance et surtout le savoir-faire. Un coach établit avec l’entrepreneur les compétences sur lesquelles ils travailleront ensemble. La relation est du type unidirectionnel dans laquelle le coach transmet ses connaissances. Le coach est un spécialiste rémunéré pour son travail.

Consultation : Les objectifs sont axés majoritairement sur le savoir et le savoir-faire. Le consultant analyse une situation précise ou l’état global de l’entreprise et recommande des solutions pour atteindre les objectifs définis par son client. Il a une expertise dans un domaine spécifique. Le consultant est rémunéré pour son travail.

Tous ont des codes d’éthique et de déontologie, ainsi que des clauses de confidentialité.

En résumé :

Le coach développe une compétence spécifique

Le consultant recommande

Le mentor accompagne et motive

découvertes entrepreneuriales

Découvertes entrepreneuriales

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PRÉSIDENCE D’HONNEUR

Mme Cindy Turgeon, co-propriétaire de l’entreprise Équipement de ferme Turgeon ltée de Saint-Narcisse-de-Beaurivage et Mme Hélène Garneau, co-chef mentore de la cellule de mentorat du CLD de Lotbinière.

Découvrez la relation mentore mentorée qui unit ces deux femmes d’affaires de la MRC de Lotbinière.

 

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DATE : Mardi 17 juin 2014
ENDROIT : Centre multifonctionnel de Saint-Sylvestre (435, rue Principale, Saint-Sylvestre)
COÛT : 25 $ par personne (taxes incluses)

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INSCRIPTION OBLIGATOIRE (avant le 9 juin) :
Contacter MMe Micheline Hébert au 418 728-2205, poste 101 ou par courriel au cld@cldlotbiniere.qc.ca
Inscription en ligne, cliquez ici >>> Lire la suite

Le mentorat d’affaires : fausses croyances

Le mentorat d’affaires est de plus en plus populaire. Cependant, il demeure méconnu. Voici quelques mythes à son sujet.

Le mentorat, c’est pour les nouveaux entrepreneurs ou pour les jeunes en démarrage.

FAUX. Il y a trois types de mentorés : ceux qui se lancent en affaires, pour une première fois ou non ; ceux dont l’entreprise est en développement ; et ceux qui sont en processus de transfert d’entreprise (cédants ou repreneurs).

Ces quatre dernières années, en Chaudière-Appalaches, 56 % des mentorés étaient à la tête d’une entreprise en démarrage, 34 % géraient une entreprise en croissance et 10 % des entrepreneurs ayant fait appel à un mentor étaient dans un processus de transfert. Toujours sur cette même période, on voit une augmentation significative du nombre de mentorés gérant une croissance ou vivant un transfert d’entreprise. Actuellement, en Chaudière-Appalaches, les entreprises en démarrage ne représentent que la moitié des entreprises mentorées.

Le mentorat, c’est pour les entreprises en difficulté.

FAUX. Le mentorat n’est pas un remède àune entreprise en difficulténi réservéàun entrepreneur incompétent. Il n’est pas un signe de faiblesse entrepreneuriale. Le mentorat est une valeur ajoutée pour un dirigeant d’entreprise. Il lui permet entre autres de briser l’isolement et de porter un regard extérieur sur son entreprise afin de trouver des façons de faire plus efficientes, des solutions àses besoins, etc.

Le mentorat demande trop de temps.

FAUX. Les rencontres entre un mentor et un mentoré sont d’une durée d’environ une ou deux heures par mois. C’est le mentor et le mentoré qui décident du moment opportun pour leurs rencontres, en tenant compte de leur horaire respectif. Cette heure permet souvent le recul nécessaire pour trouver plus rapidement des pistes de solutions aux défis qui se posent, ce qui se traduit, au bout du compte, par un gain de temps.

Les mentors sont exclusivement des gens diplômés et à la tête de grandes entreprises.

FAUX. Le mentor guide le mentoré dans le savoir-être. C’est son expérience d’entrepreneur qu’il partage, autant ses succès que ses coups durs. Basée sur l’échange, la relation mentor et mentoré se veut un accompagnement dans lequel le mentoré peut discuter et réfléchir avec quelqu’un qui a vécu, à sa façon, les défis auxquels il fait face.

Les mentors sont uniquement des entrepreneurs retraités.

FAUX. En Chaudière-Appalaches, 55 % des mentors sont toujours actifs à temps complet alors que 15 % le sont à temps partiel. C’est donc seulement 30 % des mentors qui sont retraités. L’âge des mentors vient également donner tort à cette croyance : 65 % d’entre eux ont moins de 60 ans.

Le mentorat est un bénéfice.

VRAI. Le mentorat permet au mentoré de se sentir moins seul au sommet ; de partager ses défis, grands ou petits, avec quelqu’un qui comprend ce qu’est un entrepreneur ; d’être encouragé et stimulé vers la recherche de solutions efficientes et le développement de son entreprise.

Formation MPA – Deux formations sur la relève entrepreneuriale

 

Vous opérez votre entreprise depuis plusieurs années et le temps est venu de penser à la retraite? Avez-vous pensé à votre relève entrepreneuriale?

Développement PME Chaudière-Appalaches (DPME C-A), en collaboration avec le CLD de Lotbinière, vous invite à participer à deux formations sur la RELÈVE ENTREPRENEURIALE. Inscrivez-vous et profitez des judicieux conseils d’un spécialiste en la matière!

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Dossier spécial – Femmes entrepreneures

Femmes entrepreneures de Lotbinière

Découvrez notre dossier spécial dans le Rassembleur du mois d’avril 2014 ! Lire la suite